L’un des points au centre des discussions est depuis toujours l’augmentation globale de la température : Rester sous les 2° d’augmentation de la température globale d’ici l’année 2100 ! Ce serait un euphémisme de dire que les prévisions sont mauvaises, 2022 étant en passe de devenir l’une des années les plus chaudes depuis 1965 : le printemps 2022 est le troisième le plus chaud depuis 1900. Le dernier rapport de l’ONU fait comme toujours état d’une situation inquiétante, prévoyant un réchauffement d’environ 2,5° d’ici la fin de siècle.

Comme tous les ans, l’Organisation des Nations Unies réunit les grands de ce monde pour discuter de l’avenir climatique. À l’instar de la coupe du monde de foot au Qatar, l’organisation de la 27ème “Conference of Parties” (COP 27), en Égypte, dont le principal sponsor est Coca-Cola fait couler un peu d’encre.

COP 27 - Coca Cola

Durant deux semaines, 100 chefs d’états vont se rencontrer et discuter comme tous les ans de l’avenir de la planète, de la crise climatique via le réchauffement de l’air et des mers puis des conséquences sur l’écosystème et les populations. Ce qui peut distinguer la COP 27 d’autres réunions sur le climat, c’est le poids égal accordé à chaque partie, chaque pays.

Rares sont les événements où les petites nations ont autant de poids et de voix que les superpuissances mondiales.

Le sujet qui fait débat cette année : Pertes et Dommages. Peut-on et doit-on tenir les pays pollueurs responsables et les forcer à payer des réparations aux pays qui polluent moins mais qui souffrent plus des conséquences.

Au cœur des négociations.

Deux notions sont importantes à définir, car elles sont au cœur de cette réunion : premièrement c’est le Groupe des 77, une coalition de pays en développement, fondée en 1964. Le groupe, s’il compte maintenant plus de 134 pays, est toujours appelé G77. Sa présidence actuelle est assurée par le Pakistan, pays  victime, cette année, d’inondations dramatiques au mois d’août, faisant plus de 1300 morts.

Dans un deuxième temps, il convient de se pencher plus en détail sur la notion de pertes et dommages : ces réparations ou dédommagements, demandés et/ou exigés par le Groupe de 77. C’est un concept qui  date de la COP 19 qui s’est tenue à Copenhague (Danemark) en 2009. Les pays développés, par conséquent les plus pollueurs devraient compenser les victimes de leur surpopulation. Par exemple : en termes d’émission de dioxyde de carbone (CO2) la Chine, les Etats-Unis et l’Inde sont les derniers de la classe avec, cumulés, plus de 51% des émissions mondiales. Il a donc été décidé à Copenhague, que les pays développés devaient reverser un montant de 100 milliards de dollars par an aux pays en développement. Mais qu’en est-il vraiment de cet engagement ? Nombres d’entre eux sont pris lors de ces CO et semblent respectés…

Le sommet de l’année prochaine sera celui du bilan. L’argent a t’-il été réellement versé ? Un fond sera t’-il être mis en place à cet effet ? Plusieurs questions restent en suspens : la somme exacte reversée en tant que pertes et dommages oscillerait entre 80 milliards de dollars selon l’OCDE et 20 milliards de dollars selon l’ONG OXFAM.

Les challenges du sommet.

La lutte contre le réchauffement climatique : une grande phrase qui veut tout dire et son contraire. Quelles sont les menaces qui pèsent réellement sur la planète ? Où se font sentir les effets? On peut dans un premier temps revenir sur les catastrophes climatiques de cette année par exemple : les inondations en Belgique, en Allemagne et au Pakistan et dans la moindre mesure dans quelques pays africains. Les feux de forêt dans l’ouest américain, l’ouragan Ian qui a frappé la Floride et pour finir la canicule qui a touché l’Europe cet été et plus particulièrement le sud-ouest de la France.

L’un des points au centre des discussions est depuis toujours l’augmentation globale de la température : Rester sous les 2° d’augmentation de la température globale d’ici l’année 2100 ! Ce serait un euphémisme de dire que les prévisions sont mauvaises, 2022 étant en passe de devenir l’une des années les plus chaudes depuis 1965 : le printemps 2022 est le troisième le plus chaud depuis 1900. Le dernier rapport de l’ONU fait comme toujours état d’une situation inquiétante, prévoyant un réchauffement d’environ 2,5° d’ici la fin de siècle.

Les défis de l’année 2022.

L’évènement marquant de l’année 2022 reste la guerre en Ukraine. L’invasion du pays par la régime Russe à eu l’effet boule de neige de plonger le monde dans une crise sans précédent. L’Europe et l’Afrique sont les deux continents majoritairement touchés, mais les retombées diffèrent :

  • La crise énergétique qui touche l’Europe est sans précédent. A l’heure où les pays cherchent à limiter leurs usages des énergies fossiles, le conflit russo-ukrainien à entraîné un embargo sur le gaz et le pétrole russe. La Russie est à l’origine de 45% de fourniture en gaz de l’Union Européenne. Si certains États membres poussent pour un embargo total, d’autres, sont trop dépendants des livraisons des gazoducs Nord Stream 1 et 2 pour envisager l’hiver sans le gaz russe.
  • En Afrique le problème est tout autre. Moins sensible au froid hivernal, c’est l’arrêt des livraisons de denrées alimentaires qui menace le continent. L’Ukraine, aussi surnommée le grenier de l’Europe, est depuis le début de l’invasion russe dans une incapacité presque totale d’exporter ses grains et huiles. Si cela a affecté certains pays européens (on se souviendra de la chasse à l’huile de tournesol durant l’été 2022), c’est en Afrique que les conséquences se sont ressenties : envolée du prix du pain au Maghreb, soucis de sécurité alimentaire dans la corne de l’Afrique, déjà touchée par les conflits.

Le 18 novembre verra la fin de la conférence, les chefs d’états, délégués et les 600 lobbyistes des énergies fossiles présents, embarqueront dans leurs jets privés et avions affrétés spécialement pour l’occasion. Nous vous tiendrons informés des engagements pris, des promesses faites et des solutions trouvées pour l’avenir de notre planète.

 

Sarah Mbengue

Sarah Mbengue

Journaliste formée entre Paris, Londres et Bruxelles, elle s'intéresse aux questions de migration, de politique et de société. Avec des compétences en techniques multimédia, Sarah estime qu'être journaliste, c'est donner une voix à ceux qui n'en n'ont pas. Ça tombe bien ! Elle va s'y atteler.

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