Le Sahel est le théâtre du djihadisme en Afrique. Pour le combattre, la France propose des armes, des ressources et des formations aux pays de la région. Sachant qu'elle est au Tchad depuis 1983 notamment avec l'opération Manta, puis l'opération Epervier au Mali qui deviendra Serval avec l’arrivée du commandement français de 2013 a 2014, Serval remplacé à son tour par Barkhane qui prendra finalement fin cette mi-décembre 2021. Voici Takuba

L’intervention de la France en Afrique ne peut être vraiment datée mais il est possible d’attester de la présence de marins français en Afrique vers 1520. Depuis lors, les intérêts français se sont concentrés dans la région subsaharienne : Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Congo, Gabon, République centrafricaine, Cameroun, Tchad sans oublier Madagascar et l’Ile Maurice. Ces pays ont été des colonies ou des protectorats de l’État français puis après la décolonisation, une relation entre colonisateurs et colonisés que nous qualifions de FranceAfrique est née.

Depuis quelques années, la France tente de faire preuve de moins d’ingérence, en remplaçant les aides politiques par l’aide militaire. Mais pour installer son armée et ses militaires dans un nouveau pays, il ne suffit pas de prendre l’avion. Il faut une raison, quoi de mieux que la sacro sainte lutte contre le terrorisme islamique. C’est un peu comme le sac de Mary Poppins : ça justifie beaucoup, le petit morceau de sucre qui fait passer le gros point d’interrogation dans la gorge.

Le Sahel est le théâtre du djihadisme en Afrique. Pour le combattre, la France propose des armes, des ressources et la formation des militaires locaux de la région. Sachant qu’elle est au Tchad depuis 1983 notamment avec l’opération Manta, puis l’opération Epervier au Mali qui deviendra Serval avec l’arrivée du commandement français de 2013 a 2014, Serval qui sera remplacé par Barkhane qui prendra finalement fin cette mi-décembre 2021. La base de Tombouctou est remise à l’armée malienne mais la « lutte »  ne s’arrête pas. Une coalition européenne prends le relai : la force Takuba va désormais s’installer au Mali et dans la région probablement dirigée par la France.

Voici la question de Sarah à un million d’euros. On chasse qui ? On parle de quels terroristes ? Tout cela a t’il un lien avec le terrorisme islamique qui frappe l’Europe depuis ces dernières années ? La réponse est OUI et NON

Quelques éléments de réponses cependant : le terrorisme dans la région est aux mains de groupes armés plus au moins connus.

Boko Haram est l’un des plus célèbres. Mouvement sectaire né au Nigéria en 2005, la complexité de son organisation ou plutôt sa désorganisation, ses différentes allégeances a l’État islamique en font un mouvement difficile à cerner. Le mouvement opère par des enlèvements d’écolières au Nigéria, au Cameroun et au Tchad.

Etat Islamique en Afrique de l’Ouest ; au Grand Sahara, c’est un groupe de soutien a l’islam et aux Musulmans (l’ancien AQMI, ALQu’aida au Maghreb Islamique). Il serait long et fastidieux de citer tous les groupes: certains disparaissent, se réunissent, changent de noms…La plupart d’entre eux sont ce qu’on appellent “salafistes” : ils sont pour une application stricte des lois de l’islam, plus communément appelée : la Sharia. Cela va avec le rejet des valeurs occidentales, notamment européennes. La plupart de leurs actions se font localement, peu de trajets à travers la Méditerranée. 

L’essentiel du terrorisme djihadiste en Europe vient donc de nos concitoyens ou du Moyen Orient. L’investissement dans une lutte africaine est compliquée à justifier et est permise voire acceptée après l’amalgame fait entre toutes les visions et pratiques de l’islam. Rappelons aussi que les premières victimes du terrorisme islamique dans le monde sont les musulmans. Il est sûr que le vide politique ou le changement de « gouvernance » laisse la porte ouverte à toutes les compromissions. Comme l’a déjà expliqué Kinoss Dossou, Directeur éditorial d’Enjeux Télévision dans une de ses chroniques, “une force militaire occidentale équipée et formée pour accompagner les forces locales est certes une bonne idée mais cela doit se faire en intégrant de la façon la plus honnête possible les militaires locaux qui maîtrisent mieux le contexte socio-culturel de ces pays”.

Sarah Mbengue

Sarah Mbengue

Journaliste formée entre Paris, Londres et Bruxelles, elle s'intéresse aux questions de migration, de politique et de société. Avec des compétences en techniques multimédia, Sarah estime qu'être journaliste, c'est donner une voix à ceux qui n'en n'ont pas. Ça tombe bien ! Elle va s'y atteler.

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