Les rideaux sont désormais tombés sur le 31e sommet ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine qui s’est déroulé à Nouakchott en Mauritanie du 25 juin au 02 juillet dernier avec des hôtes hors Afrique habituels.

Les rideaux sont désormais tombés sur le 31e sommet ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine qui s’est déroulé à Nouakchott en Mauritanie du 25 juin au 02 juillet dernier. Réunis autour du président en exercice le rwandais Paul Kagame, la trentaine de dirigeants ayant effectué le déplacement de ce sommet ont discuté principalement des questions liées à la corruption et à la lutte contre le terrorisme sur le continent sans oublier la reforme de l’Union Africaine. Organisé sous le thème « gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique », les quatre premiers jours de ce sommet ont été consacrés à la 36ème session ordinaire du comité des représentants permanents et à la 33ème session ordinaire du Conseil exécutif sous l’égide du président de la commission de l’institution Moussa Faki Mahamat.

Avant l’ouverture du sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’est déroulé le 1er et le 02 juillet, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste: “Il y a encore énormément de failles” dans la sécurité qui doivent être “corrigées”. Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en RDCongo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants de l’UA ont discuté de la Zone de Libre-Échange Continentale (Zlec) qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes. 44 pays sur 55 avaient signé en mars à Kigali l’accord sur la Zlec. Cinq nouveaux pays ont signé dimanche : l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi. Six pays ont ratifié l’accord, qui entrera en vigueur quand 22 l’auront fait.

“C’est un progrès significatif. Il faut relever des progrès notables vers l’Afrique que nous appelons de nos vœux”, a déclaré le président en exercice de l’UA, Paul Kagamé, à l’issue du sommet.

En outre, les dirigeants de l’UA ont officiellement décidé de soutenir la candidature du Rwanda pour diriger la Francophonie. “Nous avons adopté la candidature (….) de Louise Mushikiwabo (chef de la diplomatie rwandaise) au poste de secrétaire général” de la Francophonie”, a déclaré le président namibien, Hage Geingob. La Francophonie s’était invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’organisation, après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

La force conjointe du G5 Sahel, l’autre sujet phare du sommet de Nouakchott

Invité de marque du sommet de la Mauritanie, le président français Emmanuel Macron était au cœur de l’autre enjeu phare de ce rendez-vous : la force conjointe du G5 Sahel. Dans un contexte marqué par des attaques jihadistes dans des pays du Sahel, le président s’est entretenu lundi avec ses homologues africains impliqués dans cette initiative. 

 “Notre souhait est d’éradiquer dans toute la région le terrorisme” par “la coordination sécuritaire” entre la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie), l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, a déclaré M. Macron.

Ces entretiens ont eu lieu après plusieurs attaques meurtrières, qui ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi faisant 25 victimes. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait promis samedi de “traquer les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements”, a déclaré lundi sur France 24 que les “forces armées (maliennes) ont repris du poil de la bête”. puis il continue…”Nous n’allons pas laisser le Mali aller à vau-l’eau (…). Face à la menace jihadiste, si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées”.

Ce combat est “militaire sur le court terme” mais “à long terme c’est le développement économique et social qui est essentiel car c’est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme”, a ajouté Mahamadou Issoufou, le président du Niger. Le mini-sommet de la force conjointe du G5 Sahel s’est tenu dans le nouveau collège de défense du G5 Sahel, situé aux portes de Nouakchott. “C’est la première fois au monde que des pays mettent en commun leurs responsabilités régaliennes de formation de leur élite militaire”, a souligné le colonel Charles Michel, qui représente l’armée française. “Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes”, a déclaré dimanche à l’AFP Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron, qui devait se rendre mardi au Nigeria, s’est entretenu avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place pour lutter contre les jihadistes et appelée à terme à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali. La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

RDH

RDH

RDH est Journaliste spécialiste de l'actualité africaines et des enjeux liés au développement du continent.

Voir tous les articles

Ajouter un commentaire

Enjeux sur Facebook

Unable to display Facebook posts.
Show error

Error: Error validating access token: Session has expired on Monday, 20-Aug-18 06:55:30 PDT. The current time is Tuesday, 11-Dec-18 14:25:59 PST.
Type: OAuthException
Code: 190
Subcode: 463
Please refer to our Error Message Reference.

Suivez-nous

Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux.

Suivez-nous sur Twitter

Envoyer une vidéo

Vous êtes éditeur et vous aimeriez partager votre créativité avec le monde? Soumettez votre vidéo en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Envoyer une vidéo

RECEVEZ L’ACTUALITÉ

Abonnez-vous à la newsletter pour recevoir nos nouvelles. Restons à jour!